Une demi-heure de moins entre Liège et Aachen – Francfort

db-thalys

Lorsque la LGV3 a été inaugurée il y a quelques semaines, les médias ont eu l’audace particulière de ne pas trop parler de gain de temps sur le parcours (ou alors, cela ne m’a pas marqué). Or, il s’agit tout de même d’une bonne demi-heure. Au lieu de 51 minutes entre Aachen et Liège-Guillemins, on tombe à 21 minutes.

Pourquoi ne pas mettre en avant ces chiffres alors qu’à l’époque de l’ouverture de la LGV1 entre Louvain et Ans, on nous a tartiné les oreilles des minutes gagnées. Tout simplement parce que Thalys n’emprunte toujours pas la LGV3 et sa vitesse commerciale devient donc relativement médiocre face aux ICE allemands. Dois-je répéter que Thalys est une entreprise financée, entre autres, par la SNCB ?

Sans oublier que les ICE emmènent les Liègeois à Francfort en 2h08, à Cologne en 1h01 (bon plan pour le marché de Noël) et Aachen à 22 minutes. Les Thalys ne vont que jusque Cologne et il faut ajouter une demi-heure pour chaque arrêt.

laurentrs.tel

Toutes les possibilités pour me joindre sont stockées à un endroit:

laurentrs.tel

C’est pas cher, ça pourrait devenir utile ;)

Il n’y a pas que moi qui illustre les journaux

Ma mère aussi : 7sur7, RTL Info.

C’est L’Etat fédéral qui devrait pouvoir utiliser le mot Belgique dans une adresse

Je ne pouvais pas m’empêcher de relever la dernière immensité de Damien Van Achter. Pour deux raisons. La première, c’est l’exploit de raconter le plus grand n’importe quoi sans sourciller. La seconde, c’est d’évoquer indirectement Belgique Mobile. A regarder sans modération:


Zoltan’s corner au JT de 13h la RTBF (22/08/2008)
par janosizoltan

Il va y avoir du boulot si on doit adapter tous les commerces, sites, industries, amicales, associations et autres qui exploitent le mot Belgique. Il faut avouer que l’office du Tourisme flamand joue de mauvaise foi dans cette affaire. Le règlement doit avoir lieu à la suite d’une initiative politique. Aucune instance n’a le pouvoir d’interdire l’utilisation du mot Belgique dans une URL sans qu’il n’y ait preuve d’un préjudice ou d’un conflit d’intérêt. Il ne va pas être simple d’expliquer à l’Icann que des offices de tourisme régionaux utilisent à mauvais escient un terme fédéral. D’autant plus que je ne vois pas comment on pourrait apporter une solution autrement qu’en produisant un site fédéral. Ou en interdisant l’utilisation du mot Belgique dans le cadre touristique. Peut-être que Damien Van Acher pourrait se bourrer la gueule et nous faire une vidéo explicative sur Seesmic :)

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No we’re back

Visiblement, ce sont de très bonnes nouvelles. Il est 17h et le suspense infernal prend un terme. Il se réveille peu à peu. Vincent quitte son état comateux. Le sourire est de mise mais l’alerte maintient notre vigilance. Nous ne serons soulagés que lorsqu’il sera ici. Il faudra ensuite comprendre la cause de cet accident vasculaire cérébral.

Cela n’empêche, j’ai repris mes activités complémentaires là où je les avais laissées. Je cherche et ouvre un fil de discussion coupé mardi soir par la mauvaise nouvelle. Un lien vers Seesmic où l’on voit le jambonneau s’extasier devant le site Sport de la RTBF. Je n’avais pas terminé la vision de ce bijou. De fil en aiguille, j’arrive sur Intermedias et je vois ceci :

Intermedias

Intermedias

Dix activités sur un mois, pas mal. On devra attendre le discours des grands penseurs qui ont pondu le projet pour expliquer le soucis. A moins qu’on ne considère qu’internet n’existe pas pendant les mois d’été. Cela me fait penser… Encore une belle ligne sur le CV de VA. PureBlog, Walloonistan, Podcafe, Intermédias, Blogging The Jambonneau. Vivement le prochain!

Ne serait-il pas temps de construire une véritable communauté de blogueurs autour d’une plate-forme belge francophone ? Mouais, quand je vois ce que ça donne sur liegeblog.be. Je préfère encore m’abstenir de prendre des initiatives.

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Is there still a part of you that wants to live ?

C’est la conclusion des longues journées, des dépenses d’énergie, des satisfactions, des angoisses, des espoirs. On remplit son carnet de route, on sait où nous sommes, on sait où nous allons. Il est 19h et progressivement, tous ces mouvements vont diminuer en intensité pour laisser place à une nuit qui ne suffira pas. Nos corps suivent ces chemins sans broncher. Puis le téléphone sonne et frappe terriblement le silence qui s’installe. Cette voix si familière aligne paisiblement des mots que personne n’a envie d’entendre. Je n’ai pas de bonnes nouvelles à propos de Vincent.

On a beau dire que notre finalité à tous est identique, on s’embarque dans des discours afin de faire tomber les tabous sur la mort, cela n’enlève rien à la peine, aux larmes. J’ai transmis l’information. Non sans peine. Non sans écourter la conversation. Je te téléphonerai à nouveau quand j’en saurai plus.

Demain matin, sur le coup de six heures, mes yeux s’ouvriront sur une autre page. Wikipedia m’aura appris ce qu’était une rupture d’anévrisme. J’irai voir mon père et nous attendrons. Nous reprendrons le chemin que nous avons dessiné. Je penserai à lui, à Stéphane. Je serai dans l’expectative de ce terrible moment, cet instant où nous saurons. Il n’y aura peut-être plus rien à faire. A moins qu’il ne se réveille. Ce n’est pas très bien parti mais il est à l’hôpital, vivant.

C’est dingue. La première chose à laquelle j’ai pensé, c’était à mon blog personnel. Comme si c’était devenu le meilleur moyen de dire à son entourage que bon, les gars, je ne suis pas super festif, mon oncle est un peu mal barré. Je crois que c’est pour éviter les airs faussement attendris, ceux qui attendent qu’on verse une larme, ceux qui veulent subitement se montrer importants. Ce n’est pas moi qui suis aux portes du dernier voyage. Peut-être qu’il ne serait pas inutile de commander une quinzaine d’études sociologique sur le sujet. Je m’en fous un peu. Personnellement, écrire me donne un sentiment de soulagement. La force de courir à nouveau.

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Cédric Godart est sur BelgiqueMobile

Je profite honteusement de la vague, que dis-je, de la tornade promotionnelle à propos du retour de Cédric Godart sur PureFM pour souligner qu’il est aussi rédacteur sur BelgiqueMobile.be. Il nous manque encore quelques moyens pour produire la vidéo suivante mais qui sait, un jour peut-être…

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On s’en vient, ce sera pas long

Il n’y a pas forcément d’appréhension. Le Canada est un pays qui ne porte pas de dangers. Le Québec parle notre langue. Pourtant, changer de continent impressionne. En fait, je crois plutôt que c’est la réaction des gens à l’annonce de mon voyage outre-Atlantique qui m’a frappé. L’admiration, presque une contemplation face à ce qui n’est autre que quelques jours de repos au loin. Certains ont probablement pensé au prix du voyage. Moi aussi. D’autres ont songé à la durée du vol. Egalement. Les derniers ont rêvé de ces vastes terres de nature encore vierge. Bien entendu. J’ai largement anticipé ces deux semaines d’absence en Belgique. Ne sera-t-il pas trop occupé pour alimenter le blog ? Que se passera-t-il sans moi ?

Ils parlent le français. Leur français. Breuvage, trio, foufoune, char, liqueur. Les expressions régionales pleuvent et assomment. Nous sommes désarmés. L’angoisse qui apparait lorsqu’il faut s’exprimer en langue étrangère est désormais présente mais elle s’installe cette fois face à des gens qui utilisent les mêmes codes que moi. La distance d’un océan donne des couleurs.

On voit Montréal en voiture. Notre motel est à une soixantaine de kilomètres, raisons pratiques. L’autoroute appelle des mémoires espagnoles. La ressemblance n’est pourtant pas flagrante, loin de là. Ce sont des sentiments. La solitude, la nature, l’activité économique qu’a créé la voie de communication, les longues distances, les camions pressés. Sainte-Hyacinte, 4 prochaines sorties.

Ces Québécois nous accueillent. On nous mène au motel. Petit, propre, confortable. L’excitation de la découverte se mélange avec l’appréhension. L’oreille se fiche pas mal que l’accent et les expressions nous conduisent à l’erreur. En fermant la porte de la chambre, on ne peut empêcher les éclats de rire. Ils dureront tout le séjour. Les clichés, cette fois, ont la fâcheuse tendance de se vérifier.

On finira par visiter Toronto et sa tour si élevée, Montréal et ses sex-shops, Québec et ses fortifications. Tout cela manque de caractère, d’histoire. L’Européen veut toujours voir des vieilles pierres, des vestiges, des coutumes, des accoutrements ridicules, des Romains qui s’empoignèrent. Le château de Frontenac à Québec (la plus belle pièce d’histoire) a pris naissance un peu avant 1900. Alors, pour nous intéresser, on nous raconte comment les Européens sont arrivés et comment ils ont installé leurs campements. Jacques Cartier est monté sur le Mont Royal et a décidé que le paysage était superbe. C’est devenu Montréal. Nous sommes monté sur ce Mont Royal. Il n’y avait pas une terrasse extérieure pour prendre une bière et une casserole de moules frites. Nous étions déçus, nous avons descendus et avons conclu que nous avions finalement de la Belgitude dans le ventre. Sans imaginer que nous soyons de piètres touristes.

Reste les chutes du Niagara. Immanquables. Mais là aussi l’Européen s’offusque. Comment a-t-on pu construire un clone de Disneyland à côté d’un paysage si magnifique ? Car oui, l’attraction première de Niagara Falls, ce sont des manèges. Et puis ensuite, éventuellement, un peu d’eau. La démonstration est cinglante. Nous avions oublié que le continent est porté sur le billet vert. Les prix sont indiqués sans taxes et sans pourboire. Excellent retour du calcul mental. Est-ce que mon téléphone n’a pas une calculatrice ?

Le Canada est une découverte physiquement décevante. Les villes et principales attractions touristiques ne feront pas chavirer le cœur du Vieux Continent. La nature, elle, est identique, en nettement plus grand. A moins de s’envoler loin au nord. Nous n’avons pas le temps.

Alors qui peut bien peupler ces terres si fraichement remuées ? Le Québécois est chaleureux. C’est ce qui caractérise le principal attrait de la région. L’échange social est intéressant, enrichissant. Ici, on ne traine pas des siècles d’histoire à son pied. Pour peu, on dirait des Liégeois. L’alcoolisme en moins. Ces gens, libérés de toute considération historique, se sentent plus légers, plus aptes à prendre des décisions efficaces, moins assoiffés de pouvoir, naturellement. Ils ont l’histoire à écrire et pas à relire. Ils n’ont pas le loisir de se reposer et d’admirer un passé glorieux entaché de tant de guerres.

La vision de l’aéroport de Montréal me fait penser indéniablement à Belgique Mobile. L’iPhone est sorti. J’étais si loin. Si proche. Tout s’est bien déroulé. Admirablement même. Je respire. Je suis fatigué, le décalage horaire est un monstre, mes jambes sont lourdes. Un tournant, si attendu et trop souvent inespéré, s’annonce. Je trouve la force de courir.

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